Communiqué de presse
7 février 2018

Les opposants tentent de censurer le 24 heures


Nous relayons le communiqué des opposants à l’initiative pour le remboursement des soins dentaires. Il met en cause les articles* publiés par le journal 24 Heures du 5 février relatifs à la problématique des soins dentaires dans le canton de Vaud. Ce communiqué illustre bien les pressions inadmissibles exercées sur les médias  par le comité des opposants. Le caractère outrancier de cette prise de position est choquant. Les opposants ne peuvent admettre que les témoignages figurant dans cet article contredisent leur point de vue. Ils souhaitent, à l’évidence, une presse qui soit entièrement à leur service et cherchent pour cela à tenter d’intimider les médias lorsqu’ils mènent leurs propres enquêtes sur la question du remboursement des soins bucco-dentaires. Nous ne pouvons que dénoncer ce type de méthodes qui mettent en cause la liberté de l’information.

*«Nous nous sommes endettés pour nos dents»
*«La fracture derrière la facture du dentiste»

Communiqué No 3

Venons-en aux faits ! Le journal 24 heures a franchi une limite en citant, ce jour, sur ses trois premières pages, des témoignages de personnes par rapport à des soins dentaires. Or ces soins ne seront jamais couverts par une assurance de base !

Lausanne, le 5 février 2018 / Le Comité NON à une assurance dentaire obligatoire vaudoise – qui soutient le Grand Conseil – a pris connaissance avec consternation des trois première pages du numéro de ce jour du journal 24 heures, consacrées à des témoignages de personnes relatifs à leurs soins dentaires. De fait, plusieurs témoignages portent sur des cas qui ne seront jamais remboursés par une assurance dentaire de base, comme le Conseil d’Etat l’a précisé la semaine dernière. En outre, ces témoignages ne sont contrebalancés par aucune mise en perspective fondée sur les faits : une limite a donc été franchie, une protestation est déposée.

Le journal 24 heures de ce jour cite sur ses trois premières pages au moins deux témoignages chiffrant des soins montant à 3’000 ou 4’000 francs « par dent », sommes qui excèdent de très loin la couverture d’«une assurance obligatoire pour les soins dentaires de base». Pour rappel, ce terme figure noir sur blanc dans le texte de l’initiative de l’extrême-gauche soumis au vote des Vaudoises et Vaudois le 4 mars prochain (initiative rédigée de toutes pièces et non en termes généraux, voir page 15 de l’EMPD 334 du Conseil Etat).

Le Comité NON relève que la réalité de la couverture d’une assurance dentaire de base a été mise en lumière la semaine dernière par le Conseil d’Etat, lors d’un point de presse expressément consacré aux soins dentaires.

De ce fait, l’absence de toute mise en perspective journalistique de témoignages qui ne peuvent laisser personne indifférents est choquante et justifie une démarche de protestation auprès du médiateur du groupe de presse Tamedia, éditeur du journal 24 heures, ensuite d’une protestation auprès du rédacteur en chef du journal.

Dans l’intervalle, le Comité NON rappellera à chaque occasion que 90% des citoyens vaudois – à l’exception des quelque 70’000 personnes déjà au bénéfice d’aides pour leurs soins dentaires – devraient payer trois fois une assurance dentaire de base ne couvrant ni frais d’orthodontie, ni couronnes, ni implants dentaires, à savoir :

Une première fois sur leur salaire.
Une deuxième fois sur leurs impôts.
Une troisième fois de leur poche, sous la forme d’une franchise de 300 francs par adulte et 100 francs par enfant, soit jusqu’à 800 francs par an pour une famille de quatre personnes.

Pour de plus amples renseignements : Patrick Eperon, Comité de campagne