Communiqué de presse
16 janvier 2018

Améliorer la prévention et garantir l’équité d’accès aux soins pour tous les enfants


La prise en charge actuelle des soins dentaires dans le canton de Vaud consiste principalement en mesures de dépistage et de prophylaxie pour les enfants en âge de scolarité. Selon l’article 49 de la loi sur la santé publique, c’est aux communes de l’organiser et c’est le canton qui les finance. Toutefois, il y a de très grandes disparités selon les communes. En effet, les aides allouées pour les soins varient entre 37.2 francs et… 13 centimes par enfant.

L’initiative pour le remboursement des soins dentaires permettra d’harmoniser la prévention et les soins octroyés aux enfants en âge de scolarité. Elle corrigera les inégalités existantes à ce jour.

Des conditions d’exercice de dépistage insuffisantes
Les conditions de travail des dentistes dans le cadre du dépistage sont loin d’être optimales, les infrastructures parfois insuffisantes, l’absence de dossiers individuels et la confusion chez les parents entre dépistage et contrôle font douter certains dentistes scolaires de l’utilité et de l’efficacité de ce dépistage tel qu’il est organisé actuellement. Un système de dépistage insatisfaisant qui coûte néanmoins 1’600’000 par année à l’Etat.

De très fortes disparités entre les communes
Certaines communes offrent, en plus des mesures de prophylaxie, des subventions pour effectuer les soins, en fonction du revenu des parents. Ces mesures sont toutefois proposées, là encore, de manière très inégale. Le dépistage scolaire détecte chaque année des enfants aux bouches multicariées n’ayant pas été soignées malgré plusieurs dépistages positifs. Ceci témoigne des limites des programmes en place.

Sur les 322 des 326 communes qui ont répondu au sondage de l’institut de médecine sociale et préventive, seules 73 allouent des subsides pour les soins des enfants, de façon là encore très inégale entre elles. Au total, la réduction moyenne des montants à charge des familles varie de 26 à 38%.

Une inégalité existe donc non seulement entre les individus selon leur situation sociale, mais aussi selon leur lieu d’habitation. On peut dire qu’il s’agit d’une double inégalité puisque les personnes qui ne parviennent pas à financer leurs soins dentaires et qui pourraient avoir besoin d’un subside communal pourraient, selon leur lieu d’habitation, ne pas pouvoir en bénéficier, faute d’aide communale.

L’initiative pour le remboursement des soins dentaires apporte la solution
Telle que proposée par l’initiative, l’assurance des soins bucco-dentaires permet d’unifier la prise en charge en aval et de régler en amont les questions de financement, annulant de fait les inégalités entre collectivités et entre individus. Chaque individu bénéficiera d’une couverture de soins, permettant aux communes qui le peuvent d’offrir un service financé par cette assurance, et aux autres de s’appuyer sur les médecins dentistes existant, sans incidence sur l’accès aux soins, contrairement à la situation actuelle.

Le système proposé permet de rétablir une égalité de traitement, évitant trois écueils regrettables : le renoncement aux soins, la précarité et enfin le recours à des traitements à l’étranger.

En outre, elle permettra de simplifier le système actuel, évitant toute la complexité bureaucratique d’une prise en charge ciblée ou sous condition de ressource, comme c’est le cas aujourd’hui.

Enfin, rappelons que l’initiative pour le remboursement des soins dentaires garantira l’accès aux soins sur la base de tarifs contrôlés par la collectivité. Elle fera ainsi baisser les couts de la santé, tant par une limitation des tarifs que par l’amélioration de la santé générale, limitant ainsi les interventions coûteuses.