Communiqué de presse
11 janvier 2018

Remboursement des soins dentaires:
Garantir l’accès aux soins et faire baisser les coûts de la santé


Le comité d’initiative pour le remboursement des soins dentaires est entré en campagne en décembre 2017 déjà. Aujourd’hui, il est prêt à sillonner tout le canton pour convaincre la population de voter OUI le 4 mars 2018. Un appel des professionnels de la santé est lancé, d’ores et déjà signé par plus de 60 médecins vaudois. On peut le signer sur le site internet du Comité. Sur le plan graphique, le Comité a fait peau neuve et présente ses documents de campagne (affiches, flyers, argumentaire complet…). Dans son argumentation, il s’attache à déconstruire les contrevérités assénées par les opposants, notamment en matière de financement. Enfin, il rappelle l’importance de l’accès aux soins dentaires en particulier pour les catégories les plus vulnérables, notamment les personnes âgées, les enfants et les personnes souffrant de handicap.

«La santé bucco-dentaire et la santé générale sont intimement liées, dans un sens comme dans l’autre, rappelle Brigitte Crottaz, diabétologue et Conseillère nationale. Dans ce sens, soixante médecins vaudois confirment ce lien étroit en apportant leur soutien à l’initiative ». Ensemble, ils lancent aujourd’hui un appel de soutien adressé à tous les professionnel-le-s de la santé dans le canton de Vaud. Ces derniers peuvent le signer sur le site oui-soins-dentaires.ch.

Des cardiologues, diabétologues, gastro-entérologues, généralistes, gynécologues, immunologues, infectiologues, internistes, neurologues, oncologues, pédiatres, psychiatres, médecins impliqués dans la santé publique, la médecine sociale et préventive, la physiologie ou encore la pharmacologie, tous sont conscients que notre système de santé est défaillant en terme de santé bucco-dentaire et qu’il est temps d’admettre que de nombreuses maladies chroniques prédisposent à des problèmes dentaires, même en cas d’hygiène bucco-dentaire irréprochable.

Contrairement à ce que prétendent les opposants, il n’y aura ni taxe, ni prime, ni impôt supplémentaire, pour la simple raison que l’initiative ne propose en aucun cas de requérir à ces types de financement. «Les propos des opposants sont objectivement faux, explique Alix Aubert, Médecin Généraliste et Conseillère communale à Lausanne. L’assurance publique reprendra le modèle fiable et éprouvé de l’AVS: celui des cotisations sociales paritaires. Une cotisation de 0,5% sur le salaire et de 0,5% de l’employeur suffira à garantir l’accès aux soins. De plus, une bonne hygiène dentaire permettra à terme de faire baisser les coûts de la santé en général. Tout le monde sera gagnant!» A titre d’exemple, pour 25 francs par mois, un ou une salarié touchant un salaire mensuel de 5000 francs profiterait d’une couverture des soins dentaires incluant ses enfants et ses parents à la retraite.

Par ailleurs, l’initiative propose d’autres mesures pour améliorer la santé bucco-dentaire des habitants du Canton. Le texte de l’initiative prévoit notamment la mise en place d’un réseau de policliniques dentaires régionales. « Cette disposition vise à garantir une offre de qualité en matière de soins dentaires dans toutes les régions du canton, évitant ainsi des disparités dans l’accès aux soins », rappel Alberto Mocchi, président des Verts vaudois. Loin de constituer une concurrence pour les cabinets de dentistes, ces policliniques permettront au contraire une complémentarité, notamment dans le traitement de cas complexes.

L’initiative prévoit également le développement d’un dispositif de prévention en matière de santé bucco-dentaire au niveau cantonal. «Pour l’heure, la prévention est reléguée aux communes, ce qui crée de très fortes disparités entre les régions du Canton, développe Bernard Borel, Pédiatre et ancien député. Par une prévention mieux développée et égale dans toutes les communes, l’initiative garantira l’accès aux soins pour tous les enfants.»

Enfin, l’initiative améliorera également la santé des personnes âgées, comme le rappelle Roland Rapaz, président de l’AVIVO Vaud: «Nous nous devions de nous associer à cette initiative, ce que nous avons fait dès son lancement. Les soins dentaires coûtent chers. Avec l’âge, ils peuvent souvent atteindre plusieurs milliers de francs. Or, de très nombreux retraités dont nous connaissons les faibles revenus se retrouvent en grande difficulté lorsqu’ils ont besoin de soins dentaires»